Une vidéo “crédible” des quatre Français otages au Sahel diffusée par AQMI

Trois ans jour pour jour après leur enlèvement à Arlit, au Sahel, sept otages européens dont quatre Français, apparaîtraient sur une vidéo tournée à la fin de juin et transmise par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), annonce lundi 16 septembre l’agence de presse mauritanienne ANI sur son site Internet.

Les autorités françaises ont confirmé en partie l’authenticité de la vidéo qui”apparaît crédible” et constituerait “une nouvelle preuve de vie des quatre otages français.” Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, doit recevoirmercredi les familles des otages, assurant que “tous les services de l’Etat sont mobilisés pour permettre leur libération et leur retour auprès de leurs proches”.

 

“ACCÉLÉRER LES NÉGOCIATIONS”

ANI dit avoir reçu un enregistrement vidéo, à une date non précisée, “à l’occasion de l’anniversaire des trois ans de l’enlèvement et de la détention de ces otages”. Parmi les Français figurent “Pierre Legrand, Thierry Dol, Marc Féret et Daniel Larribe” ainsi que “le Néerlandais Sjaak Rijke, le Suédois Johan Gustafsson et Stephan Malcolm”, qui sont “visiblement en bonne santé, barbe soignée, drapés dans des caftans touaregs”.

Le beau-frère d’un des otages, Frédéric Cauhapé, se réjouit de cette nouvelle”positive” mais constate que “c’est une habitude qu’AQMI a de caler ses actions de communication sur les nôtres” et réclame d'”accélérer les négociations”.

Lire aussi : “L’inquiétude des familles des otages détenus par AQMI”

Dans le message, où les otages français précisent qu’ils s’expriment à la date du 27 juin 2013, ils “exhortent leurs peuples et leurs gouvernements respectifs à négocier leur libération”, écrit l’agence mauritanienne.

Dimanche soir sur TF1, le président français, François Hollande, a déclaré avoirdes “preuves de vie” des otages français enlevés le 16 septembre à Arlit, auNiger, sur un site d’extraction d’uranium d’Areva. Trois ans après cet enlèvement, des proches des captifs ont organisé une marche symbolique dans la nuit de dimanche à lundi à Paris et en région parisienne.

Szóljon hozzá ehhez a cikkhez